Voilà une sortie attendue. Le monde se tourne vers ce potentiel croisement entre Hitman et Prince of Persia avec une petite touche d'Oblivion pour la liberté de mouvement totale. Nous avons tous été prévenus des nombreux points forts de cette nouvelle génération de jeux. Nous savons aussi qu'il a des points faibles comme celui de pouvoir faire du cheval alors qu'on s'est quand même habitués depuis une décennie à chevaucher le Chokobo - malgré quelques légères infidélités pour Zelda mais bon c'est pas un cheval c'est Epona, et une autre pour Shadow of the Colossus mais la plaine était vraiment trop grande pour être parcourue à pieds. La seule question qui existe est la suivante : est-ce que nous l'avons trop attendu ? A cette question il est difficile de répondre objectivement mais comme on dit dans ma famille depuis des siècles : Que trépasse si je faiblis.
Le premier constat est pourtant assez effrayant. Pendant les 30 premières minutes on a très mal aux yeux car une grosse nébuleuse blanche nous attaque le nerf oculaire et nous détruit la rétine. Je vous rassure on s'y habitue et ca ne dure pas non plus jusqu'à la fin du jeu, seulement le didacticiel. Même avec le demi-œil restant on remarque déjà la finesse des personnages ... et des textures quand il y en a. Le didacticiel est d'ailleurs d'une nécessité absolue car les actions sont multiples. Une fois de plus la xbox 360 nous démontre la très bonne ergonomie de sa manette et son adaptation à tout gameplay. Les associations de boutons sont instinctives et se gravent assez facilement en mémoire.
Au fur et à mesure du didacticiel nous découvrons notre personnage et son passé et plus précisément le fait que ce jeu possède un scénario qui n'à pourtant pas été vanté jusqu'à ce jour parmi les points forts du titre. Pourtant ce scénario est très bien fait et offre une histoire intéressante mais n'en dévoilons pas une miette, vous découvrirez par vous-même les subtilités de la langue des assassins.
Votre mission, si vous l'acceptez sera de parcourir plusieurs villes en mode infiltration pour assassiner des cibles bien spécifiques. Pour ce faire il vous faudra, sauter, voler et préparer votre plan d'attaque furtive et votre fuite en douce dans un dédale de rues labyrinthiques ou engorgées, sous un soleil de plomb ou les ennemis sont partout et les alliés restent à persuader.Vous decouvrirez la forte identité de ce titre aux multiples facettes sous les traits du meilleur assassin du royaume déchu par ses pairs pour péché d'arrogance et voué à regagner ses ailes lors d'une longue pénitence qui deviendra votre expérience.
La prouesse technique est sublime et envoûtante dès la prise en main pseudo-finale des compétences de base de l'aventure. Lors de la première sortie dans l'environnement naturel on comprend notre douleur. Nos yeux sont toujours baignés d'une lueur blanche persistante et incongrue mais il s'agit plutôt du rayon divin qui nous touche en plein front pour nous rendre la vue. Tel un miracle, nous étions aveugles depuis 30 minutes et nous pouvons enfin voir et nous délecter des incroyables subtilités d'Assassin's Creed. Il est certain que ce titre restera dans nos mémoires pour la beauté qu'il dégage et le goût du respect du travail bien fait qui vous remplira d'une émotion profonde et agrémentera votre manette de ce qui manque aux plus beaux poèmes : quelques larmes séchées, preuves d'un amour fusionnel (ce qui sera du plus bel effet si vous avec les manettes élites de la xbox 360 ou encore une Playstation 3).
Deux choses toutefois m'empêchent de retoucher ma manette trop souvent. La première est assez facile à contourner. Ce jeu est trop proche du divin pour que l'on puisse supposer être à sa hauteur. On a donc l'impression de jouer avec une plus grande instance que la sphère virtuelle de nos fantasmes. La seule solution est donc de rester sur terre ce qui ne sera pas non plus insurmontable d'autant plus que le jeu n'est pas non plus parfait et comporte certains petits défauts qui le glissent juste en dessous de ce niveau ; je pense notamment aux quelques bugs existants (désolé de vous décevoir il y en a quelques uns).
La deuxième est surmontable également pour des raisons d'équilibre sur terre. Le jeu, malgré un nombre incalculable de retranchements techniques, un environnement fabuleux à maitriser dans les trois villes mises à disposition, et des quêtes secondaires innombrables pour garantir son succès telle que la préparation de sa fuite en parallèle de l'assassinat, le jeu, donc, est assez linaire dans son propos. Il faut assassiner et malgré tous les intérêts cités qui sont autant de joies et de difficultés dans un univers magnifique de réalisme et de fluidité, il n'en reste pas moins un peu similaire de cible en cible. Mais de la même manière que beaucoup de joueurs ne faisaient que rouler en voiture dans les rues de Liberty et Vice city pour la beauté du monde et ses plus belles couleurs, vous attraperez ce virus avec Assasin's creed une fois vos actions accomplies. Et après une journée de travaill dans la foule, vous sauterez joyeusement d'un clocher jusque dans une meule de foin. Car ce jeu est grand et y vivre est un plaisir. Il s'agit définitivement de la première œuvre majeure sur les consoles nouvelle génération... dans son registre bien évidemment.
knackimax []

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