Tout le monde s'est réuni autour de la dépouille du vieux William Gordon. Même le jeune Samuel, de retour d'un long exil à Black Mirror, vaste propriété familiale à l'histoire mouvementée, pour rendre hommage à son grand-père dont les derniers jours auraient été animés par de curieuses activités. Cela explique sans doute pourquoi William a été retrouvé empalé au pied de sa tour. Face à l'immobilisme des autorités qui semblent vouloir classer l'affaire, Samuel décide de prendre les choses en main et de trouver le(s) coupable(s). Il devra pour ce faire affronter des autochtones peu disposés à le soutenir afin de remonter la piste d'un passé lourd de secrets.

livre_ancienL'histoire revêt les allures d'un polar horrifique saupoudré d'impertinence. Plutôt bien ficelé, le scénario plonge le joueur dans une sinistre enquête où les étranges individus de la propriété Gordon dissimulent tous des choses pas très nettes. Samuel Gordon, l'aristocrate britanique que vous incarnez, n'est pas épargné par le côté sombre de la force. Attendez-vous à être surpris(e) par son arrogance et son agressivité vis-à-vis de ses congénères. Et pour ceux qui ne le trouvent pas assez antipathique, dans certains circonstances dialoguées, deux types de réactions/réponses vous seront même proposés : amabilité ou agressivité. Le jeu prend donc en compte un peu de la personnalité du joueur, mais de façon artificielle car un Samuel plus sympa que désagréable n'aura pas d'incidences sur ce sombre script, seulement interdit au moins de 12 ans.
La prise en main de The Black Mirror est instantanée. Fidèle à l'esprit du point'n click, le gameplay a été pensé de sorte à simplifier au maximum la vie du joueur. Coutumier : quand votre pointeur de souris trouve des éléments intéressants dans le décor (fixe en 3D précalculée), il vire au rouge et une inscription correspondante apparaît au-dessus de l'écran. Inhabituel : un clic sur le bouton gauche incite Samuel à examiner, tandis qu'un clic droit le pousse à interagir avec l'élément. Commode : lorsque vous engagez une conversation, la partie réservé à l'inventaire (situé en bas de l'écran) laisse place aux symboles représentant les sujets de discussion. Ceux-ci sont entièrement écoutables et, tout comme les objets, disparaissent lorsqu'ils n'ont plus de rôle à jouer dans l'histoire.

ballade_nocturneLa mise en scène n'est pas extraordinaire mais réserve quelques surprises. En plus des compositions musicales parfaitement adaptées à l'atmosphère du jeu, certains artifices maintiennent le joueur dans un petit état de stress non négligeable. A plusieurs reprises, la vie de votre personnage sera en danger et si vous ne voulez pas voir le nom "Samuel Gordon" gravé sur une pierre tombale, il vous faudra réagir vite avec les moyens du bord (ou sauvegarder souvent). De petites cinématiques réalisées en 3D et de facture respectable viennent ponctuer le jeu entre chaque chapitre ou surgissent à des moments précis pour tenter, avec plus ou moins de succès, d'alimenter l'angoisse du joueur.
Joli esthétisme des décors contre design bâclé des personnages. La propriété des Gordon jouit de nombreuses architectures gothiques soignées (manoir, catacombes, église, bourg...) et de petites animations environnementales discrètes mais immersives qui campent assez bien l'ambiance typique des films d'épouvante d'antan. Les concepteurs sont même allés jusqu'à mettre en place des atmosphères différentes d'un même lieu suivant qu'il y a grand soleil, gros orage ou pleine lune. Par contre, on ne peut pas en dire autant des vingt et quatre personnages secondaires qui souffrent d'une modélisation grossière et d'animations soporifiques. Cela donne envie de leur mettre des coups de pied au derrière pour les bouger un peu !

puzzlePuzzles et énigmes n'offrent pas de réelle résistance. Avec quelques bases en astrologie, en horoscope et en latin, les énigmes se font les doigts dans le nez et sont sans surprise. Quant aux puzzles, ils sont sympathiques mais rudimentaires, allant même jusqu'à se recycler entre eux. Ainsi, la progression est tellement rapide que les six chapitres de The Black Mirror défilent à une vitesse folle. Enfin, je dis «vitesse folle», je dis rien... Pour prolonger un peu beaucoup la durée de vie du jeu (comptez une trentaine d'heures), les scénaristes n'hésitent pas à vous faire poiroter. Par exemple, lorsque vous interrogez un spécialiste pour déchiffrer un document, celui-ci vous demandera de revenir plus tard afin de lui laisser le temps de répondre. A la longue, les allers-retours incessants tapent sur le système et confrontent le joueur à la frustration.
Pour conclure, il est dommage que l'histoire sombre et torturée soutenue par une belle ambiance fantastique soit massacrée par un doublage voix médiocre dans sa version française. D'autre part, certaines situations incohérentes et l'importance des copieux clichés font que, sur l'ensemble, le jeu n'est pas parvenu à totalement m'accrocher. Quant aux indices récoltés au fil de l'aventure, faute aux grosses ficelles du scénario, ils m'ont amené à trop vite comprendre le terrible fléau qui rôde sur les terres de Black Mirror. Un jeu d'aventure loin d'être un grand titre mais la petite équipe de Unknown Identity réalise là un travail honorable, tout de même vendu à 15 000 exemplaires en France (source GFK février 2004). Ce n'est pas rien.
gyzmo []

Récapitulatif du 21/05 au 27/05 - La semaine Krinein
Seven Shakespeare T.1
L'habitant de l'infini T.27
The Walking Dead - Le guide de A à Z
Qui a gagné l'Eurovision ?
Clip du jour : Rocky ground de Bruce Springsteen
La critique du film De rouille et d'os
Le Berceau des Esprits - T.3
Buffy contre les vampires - Saison 3 - Tome 7 - Mauvais sang (I)
La kitscherie du vendredi #4 : Tarzan boy
The Dark Knight Rises : les affiches des personnages
La critique de Margin Call
La critique de Moonrise Kingdom
Abraham Lincoln : chasseur de vampire ! Vraiment ?
Underworld 4 : arrêtez, par pitié !
La critique de Dark Shadows, le nouveau Tim Burton
Dossier Spécial : Ces acteurs qui jouent ou qui surjouent
The Amazing Spider-Man : la nouvelle bande-annonce !
Expendables 2 : la bande-annonce est là !
Reprise de poids #65 : le top NME
Clip du jour : L'enfant sauvage de Gojira
Séverin - Séverin
Clip du jour : Move in the right direction de Gossip
Liars - WIXIW
Clip du jour : Jersey des Naive New Beaters
Black Bomb A - Enemies of the state
Kaboul Kitchen S1 - Le patron... C'est Jacky !
Catch - WWE - Over the Limit - 2012
Koh-Lanta 2012 : les stratégies pour gagner
Mafiosa, le clan saisons 1, 2 et 3
Africa - A rede invisivel : un documentaire sur les héroïnes invisibles d'Afrique
La première vidéo d'Elementary, Sherlock version US
Récapitulatif du 14/05 au 20/05 - La semaine Krinein
Catch - Impact Wrestling - Sacrifice - 2012
Koh-Lanta 2012 : la revanche des héros : qui a été éliminé ?
La critique de la série The Walking Dead, Saison 2
Sherman - Tome 6 - Le pardon. Jeannie
7 Dragons
Brit - Tome 2 - Déserteur
Festival d'Aubenas 2012
La Nouvelle Bande des Pieds Nickelés - Tome 3 - Expulsés volontaires
SHELLEY, de Casanave et Vandermeulen - Dédicace à PARIS
Les Légendaires Origines - Danaël
Tranche-Trognes
Kuroko's Basket T.3
Waltz T.2
Re:BIRTH The Lunatic Taker T.3
Puella Magi Madoka Magica T.1
Reborn T.30
Shin Chan (S2) T.20
Enigma T.2
Mario Tennis Open - Test 3DS
The Secret World : Alan Wake dans Left 4 Dead ?
Tom Clancy's Ghost Recon : Future Soldier - Test Xbox 360
The Walking Dead - Episode 1 : A new Day - Test XBLA
Diablo III - Test PC
Best of Collector #26 : Borderlands 2
Mise à jour de Mario Kart 7 : la fin des glitchs-raccourcis Pic Wuhu et cie !
Minecraft Xbox 360 Edition - Test XBLA
Diablo III - Blizzard est dépassé
J'irai glander chez vous avec ... GTA San Andreas !
Sur la route, le livre
Chansons du monde : du Brésil au Viêtnam
Les Maximonstres en deuil : Maurice Sendak nous a quittés.
Le mille-pattes
Tonio
The Casual Vacancy, le nouveau JK Rowling après Harry Potter
7 ans après (mais un an plus tard) : le nouveau Guillaume Musso
Au revoir cauchemar
Lunaparc en pyjamarama
Le salon du livre 2012
Femmes nues dans Paris ?
Exposition Beauté Animale au Grand Palais
Exposition Tim Burton à la Cinémathèque
Didier pousse la Porte du Dejazet à Paris, et fait rire les masses !
Frantz Treichler joue dada - Zone Libre joue Nosferatu
Visiter le château de Cheverny : quand Tintin rencontre le 17e siècle
Le Puy du Fou reçoit le Thea Classic Awards
Berenice Abbott au Jeu de Paume
Les visiteurs du soir
Expo Gerhard Richter à la Tate Modern
Le trône de fer JCE
La critique du Signe des Anciens
Takenoko
Rök
Dungeon Lords
Une première extension pour les Demeures de l'Epouvante : vous reprendrez bien un peu d'Horreur...?
Trajan est de sortie chez Gigamic
Deux extensions Print On Demand Pour Space Hulk Death Angel
Uluru, comme un goût d'Australie
Ice 3 en magasin le 13 Avril






