Sur le paisible mont Ninja, où se trouve le tout aussi paisible village de Ninja, un vieux maître ninja entraînait six petits ninjas. Mais un jour toute cette quiétude zen fut troublée par l’arrivée de samouraïs maléfiques. Terrorisant la région, ces derniers se mirent à capturer et transformer en autant d’autres samouraïs très méchants les gentils petits animaux de la forêt.
Alors tour à tour quatre de nos petits héros partirent à l’aventure dans le but d’éradiquer ce fléau, mais aucun ne revint et le mal continua de s’étendre, jusqu’à ce que le vieux maître demande à ses deux derniers apprentis, l’intrépide Hiro et son meilleur ami le massif Futo de partir à leur tour affronter la menace.

Unis face au dangerCe qui frappe immédiatement quand on commence Mini Ninja, c’est le sans faute artistique du titre. On peut même dire que magnifique est l’adjectif qui vient spontanément à l’esprit. Un design cartoonesque « plus mignon tu meurs » qui fait la part belle aux décors somptueux d’un Japon médiéval fantasmé, avec ses cascades, ses forêts de bambou et ses cerisiers dont les pétales de fleurs sont poétiquement emportés par un léger zéphyr. Somptueux, vraiment. D’autant plus que l’ambiance sonore n’est pas en reste; que ce soit la superbe musique d’inspiration traditionnelle japonaise ou les différents bruitages de nature environnante, l’ensemble est un régal de dépaysement pour les portugaises aussi.
Dans Mini Ninjas tout est trognon (même quand les méchant se font taper dessus, car en fait ils ne meurent pas, mais redeviennent les gentils chtis z’animaux qu’ils étaient avant d’être envoûtés) et le character design fait mouche au point qu’on penche souvent la tête pour s’écrier du bout des lèvres « Ohhhh, trop kawaii kikinou le choupinet ninja qui se donne des airs de gros dur. Kawaii kawaii kawaii !!! (oui, je kiffe le kawaii !).

Méchant mais trognonPassé cet état d’émerveillement après un premier niveau faisant office de tutorial on se lance donc dans la little big adventure, direction la source du mal…et on commence rapidement à déchanter. Car là ou on pensait parcourir les grandes étendues promises par une profondeur de champ impressionnante on se retrouve en fait à suivre une progression en couloir sur un terrain pas bien vaste en suivant un schéma immuable, c'est-à-dire traverser en ligne droite une zone où on bottera gentiment les fesses des méchants samouraïs (très kikinou eux aussi) et au bout de laquelle on trouvera une forteresse dans laquelle il faudra s’infiltrer afin d’affronter un gros boss.
Mini Ninjas est donc un beat them all, où on a à sa disposition une panoplie de coups (assez sommaire pour le genre) permettant de frapper, esquiver et étourdir l’adversaire. Le problème c’est que toutes les opportunités proposées par le gameplay ont beau être bien pensés et instinctives, on ne les utilise jamais. En effet, à quoi bon avancer furtivement en progressant de buisson en buisson vu qu’il est beaucoup plus efficace de dégager une ligne d’ennemi avec une bonne grosse boule de feu ou de marteler sans cesse un unique bouton d’attaque sans jamais se soucier de l’esquive, et à de très rares occasion user d’un casse garde face à un ennemi qui se protège un peu plus que les autres ? Pourquoi s’embêter aussi à récolter à tire larigot des items qui permettront de concocter des potions régénératrices étant donné qu’un arbre ou un buisson plein à craquer de fruits est là tous les dix mètres pour remplir une barre de vie qui ne descend jamais vraiment faute de difficulté? Dans le même ordre d’idée on constate que malgré la possibilité d’alterner entre les six ninjas en culottes courtes (2 dés le départ et les 4 autres que l’on récupérera au fur et à mesure) on utilise toujours l’espiègle Hiro, et pour cause : même si ses coéquipiers ont des spécificités propres (arc, griffes, lance) il 
Hiro to the rescue !est le seul à pouvoir utiliser les pouvoirs magiques débloqués au cours de l’aventure et son kunoichi suffit amplement à faire face aux neuf dixièmes des affrontements (pour le dixième restant, c'est-à-dire contre les rares gros méchants, on choisira alors Futo, sa force brute et son gros maillet).
Même si il reste toujours amusant le jeu devient donc très vite répétitif, d’autant plus que le joueur moyen n’y trouvera pas son compte en ce qui concerne le défi proposé. Même en mode de difficulté hard les ennemis sont bien trop facile à basher, y compris les boss contre lesquels il suffira d’attendre le bon moment avant d’enchainer un QTE pas bien complexe trois fois de suite pour plier la rencontre, et reprendre sa progression le long d’un nouveau couloir où le seul changement notable consistera en une modification du climat (un stage sous le soleil, un autre sous la pluie, puis sous la neige).

Kawaii forever !A l’arrivée c’est franchement rageant de voir l’intérêt suscité en début de jeu retomber aussi vite. Reste une ambiance vraiment unique, ce qui n’est hélas pas assez pour motiver l’implication d’un gamer en quête de vrai challenge (si c’est ce que vous cherchiez, allez plutôt voir du côté d’Okami !!)
Assurant quand même une durée de vie très honnête, Mini Ninjas est donc un titre à réserver aux plus jeunes qui eux devraient s’amuser sans problème entre deux tartines de kiri au quatre-heure.
Mandark []

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