Silent Hill a acquis ses lettres de noblesse sur les deux premières Playstation. Les nouvelles générations de consoles attendaient, enfin les joueurs surtout, un nouveau volet de cette saga survival-horror afin de retrouver cette ambiance unique, qui fait froid dans le dos. C'est chose faite aujourd'hui avec Silent Hill Homecoming.
Brouillard mon beau brouillard
Homecoming utilise les ficelles de la série, scrupuleusement, sans sourciller du regard. Un univers froid et glauque, du brouillard à perte de vue, des personnages secondaires aussi mystérieux que timbrés, et un bestiaire digne d'une foire aux monstres. D'ailleurs, c'est à se demander à quoi carburent les designers de la franchise. Mais c'est un autre sujet ! Homecoming nous met dans la peau d'Alex, jeune soldat revenu du front, à la recherche de son jeune frère disparu, Josh. Le jeu commence dans la bourgade de Shepherd's Glen, et va ,bien entendu, finir à Silent Hill, logique vu le titre. Alex, en bon soldat qu'il est, aime la castagne. Il aime chercher la bagarre et casser des bras. Alors, les développeurs de chez Double Helix lui ont donné de quoi se satisfaire.
Round 1, Fight !
Des enchainements de coups, des attaques faibles ou fortes, des feintes, des combos de la mort et même parfois des Finish Him (enfin It plutôt ici, vu les ennemis). Silent Hill louche vraiment du côté Capcom sur ce coup (de poing). Et 
Même pas peur !ce choix est un peu déstabilisant. La licence de Konami a toujours proposé un personnage principal pas très doué avec les armes. Les combats étaient peu nombreux, la peur résidant dans l'ambiance générale, de la crainte de voir un ennemi alors qu'on a du mal à se défendre avec une planche cloutée. Là, Alex, avec un petit couteau, met la misère à la moindre infirmière aveugle. Alors, pour le coup, les ennemis sont devenus beaucoup plus forts, les assauts plus réguliers, et parfois avec pas mal de vilains en même temps. Et, ce n'est pas vraiment la meilleure idée de Double Helix. On y perd pas mal en intensité. Les néophytes n'y verront sans doute que du feu, et apprécieront peut-être de casser du monstre, mais l'habitué aura sans doute à redire. Imaginez un Projet Zero avec un Rambo en sulfateuse. J'exagère bien sûr, mais l'idée est là. On chamboule pas mal les habitudes.
Eteins la torche !
Pour autant, certaines choses sont restées, comme la radio qui annonce la présence d'ennemis ou la fameuse lampe torche indispensable pour se frayer un chemin dans cet épais brouillard. Il est à noter que la lumière attire les ennemis et que certains passages peuvent être joués dans le noir complet afin ne pas réveiller toutes les bestioles du coin ! Malheureusement, ce n'est pas forcement super bien géré. L'intention est louable mais dans la pratique, ce n'est pas parfait. Dommage, car l'idée est super sympa, mais un monstre caché 
Il fait toujours super beau ici !dans un coin que vous touchez sans faire exprès, qui flingue toute votre avancée en délicatesse en rameutant la troupe, cela énerve un max. D'ailleurs, en parlant d'ennemis planquée, quelques bugs sont plutôt marranst (ce n'était pas leur but) comme par exemple, des éléments du décor qui bloquent les ennemis par la force de la pensée du ciment. C'est pratique dans les passages où on n'a plus trop de munitions. Cela casse un peu l'ambiance, mais bon après tout, Silent Hill est mystique !
Mention passable
Techniquement, Homecoming n'a rien de transcendant, loin de là. Certains passages sont plutôt jolis, enfin jolis, ce n'est pas vraiment le bon terme, on va dire réussis. Le grain de l'image « Made in Silent Hill » est toujours là, et la musique 
Faut arrêter la fumette les gars...d'Akira Yamaoka fait toujours des merveilles, tout comme les bruitages qui apportent l'ambiance nécessaire pour rentrer dans l'histoire. A côté de ça, le jeu a tendance à ramer au niveau du frame rate, les cut-scènes ne sont pas forcement très réussies, et les textures des divers objets et bâtiments ne sont pas de qualité HD, du moins pas au standard de beauté actuel, que l'on trouve sur Xbox 360 et PS3. Au final, les fans de la saga, finiront le jeu de fond en comble, et le referont afin de voir les fins alternatives. Le joueur occasionnel, qui aura accroché au titre, le finira une fois et le mettra au placard, et n'aura pas de souvenirs impérissables. Un One Shot Game, on pourrait dire, et non dénué de défaut. Un bon petit jeu, pour passer deux ou trois soirées dans le noir, mais cela s'arrête là.
Riggs []

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