7/10Batman - Arkham Asylum - Test

/ Critique - écrit par Canette Ultra, le 05/09/2009
Notre verdict : 7/10 - Bonne Kham (Ecrivez votre critique)

Tags : batman arkham asylum joker test xbox video

Batman nous invite dans une aventure prenante qui nous mènera dans les méandres de l'asile d'Arkham où le Joker a pris possession des lieux. Combats, Enquête et Furtivité seront les élements clés pour distiller au plus proche le style du héros masqué.

Il y a des super-héros que l'on ne présente plus. Parmi ceux-là, Batman. L'homme chauve-souris est une icône vivante et de 7 à 77 ans, tout le monde a entendu au moins une fois son nom. Il est donc logique de voir le héros de Gotham City dans des jeux vidéo depuis les débuts de ces derniers. Dans Batman Arkham Asylum, on retrouve le héros dans son époque Black Knight (l'autre période, c'est celle des collants...). Le chevalier noir va donc reprendre les éléments qui ont fait son succès en tant que détective mais aussi les éléments qui font de lui ce personnage noir de Gotham : des enchaînements violents et des attaques furtives effectuées dans l'ombre et sans bruits.

A l'assaut.


L'arrestation du Joker, le pire ennemi de Batman aurait pu nous rendre heureux si ce dernier n'avait orchestré tout ça pour prendre possession de l'asile d'Arkham et libérer ses sbires et les pires antagonistes de leur univers. Le lieu est donc obscur, glauque et propice à une « saine » ambiance. Les graphismes font leur office et chaque petit bout de papier est réglé aux petits oignons. Batman va donc devoir se faufiler comme il peut dans les méandres de l'île. Cela donne lieu à une ambiance et un scénario prenant que les fans suivront avec un grand intérêt. Mais c'est aussi l'occasion de voir des phases de beat'em all et de furtivité. Les phases de combats montrent toute l'étendue des capacités martiales de Batman tandis que la furtivité rapelle un peu Tenchu. Vous vous cachez à un poste d'observation et vous tendez des pièges. La vue « détective » vous permet de mettre en relief les éléments clés et de voir les ennemis à travers murs et cloisons. Tout cela est fort alléchant mais certains éléments restent à démasquer.

Sous le masque.


Batman aime déguiser les apparences et se faufiler dans l'obscurité. Ainsi, il dissimule des petits secrets. Ainsi, le jeu donne une impression de répétitivité forte car les combats peuvent se faire en spammant la touche de coup entrecoupé de la touche contre. Batman va certes effectuer de belles chorégraphies mais ces dernières manquent de forces et de prises de décisions de la part du joueur. On assiste presque spectateur aux affrontements et l'adrénaline ne sera pas toujours présente à la fin d'une rixe.


Le mode furtif est certes grisant : on se cache, on observe, mais quelle frustration quand on voit l'intelligence artificielle des ennemis. Ce sont certes des sbires du Joker (donc pas très malin) mais il ne faut pas pousser. Je parlais certes de Tenchu mais je ne pensais pas retrouver l'intelligence artificielle navrante de ce dernier. Le mode détective nous fait voir le monde d'après divers scanners de l'homme chauve-souris. Le point sombre de cela est que nous passons le plus clair de notre temps dans cette vision et que nous ratons donc  le travail soigné des graphistes. Cette vue, loin d'être originale en plus,n'apporte pas toujours grand chose à l'action.

Pour finir les doléances sur Bruce Wayne (alias Batman) et ses amis, nous dirons que le concept d'amélioration du héros aurait pu être mieux fait et moins simpliste et que le mode défi aurait pu être plus conséquent. Mais que les fans se rassurent, Batman n'est pas non plus un monstre de foire vidéoludique. Ce jeu est très prenant et cela malgré les affrontements contre l'épouvantail qui on ravivé les souvenirs  douloureux de Matrix Path of Neo en moi.

Héros et compagnie.


Vous l'aurez compris, ce jeu loin d'être exempt de tout défaut reste un bon jeu avec une durée de vie plus que décente et des challenges en nombre élevés. Le manque d'impact de son gameplay accentue son manque de diversité mais l'action proposée est tout de même entraînante. On regrettera donc l'effet très « artifice » de la forme sur le fond.