9/10Football Manager 2012 - Test

/ Critique - écrit par Maverick, le 14/11/2011
Notre verdict : 9/10 - Contrôle anti-dopage à éviter (Ecrivez votre critique)

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Football Manager 2012 reste la référence, sans trop forcer. Dans le fond, on est en face à une grosse mise à jour de l'édition 2011, mais on n'en attendait pas plus, tellement la base est top. L'essayer c'est l'adopter, au point d'en abuser.

Chaque année, les joueurs se posent la même question : le nouveau FM sera-t-il assez intéressant pour me faire lâcher ma partie de 35 saisons avec Jouy-Le-Mamou ? Car outre la mise à jour habituelle de la nouvelle saison, un épisode inédit est censé apporter son lot d'améliorations et d'ajouts. Si vous avez suivi l'actualité du jeu, vous avez sûrement une petite idée de ce que cet opus 2012 a dans son escarcelle, mais cela ne va pas nous empêcher d'y mettre nos grosses paluches velues.

Bien évidemment, le premier choc provient de l'interface, qui a été grandement modifiée afin d'être plus ergonomique. Quand on connaît la complexité de la série et le nombre d'options faramineux proposé à chaque écran, on devine que la tâche n'était pas aisée pour Sports Interactive. Il va d'ailleurs falloir un certain temps d'adaptation pour se faire à la nouvelle fiche principale des joueurs, qui regroupe en son sein la plupart des informations que l'on peut trouver dans les autres onglets. Son contrat, son historique, sa forme en match, ses entraînements ou ses notes, tout y est miniaturisé pour avoir un accès direct à la donnée souhaitée. L'écran est ainsi divisé en plusieurs fenêtres dont vous pouvez changer le contenu. Si le compte-rendu du préparateur ne vous intéresse pas et que vous préférez voir les infos transferts, vous pouvez. Bref, une fiche entièrement customisable qui plaira au plus grand nombre. De plus, puisqu'il y a toujours des vieux grincheux qui considèrent que c'était mieux avant, on peut choisir d'arriver directement à l'écran des caractéristiques lorsque l'on clique sur un joueur, comme dans les opus précédents, via un petit passage dans l'écran Préférences. Comme ça, pas de jaloux.

Hormis la fiche des joueurs, le changement d'interface impacte aussi de nombreux autres écrans de jeu. Sans trop rentrer dans les détails de peur de perdre la moitié d'entre vous en chemin, le résultat final est plus clair que de coutume tout en offrant plus d'informations aux joueurs. On pense notamment aux résultats des matchs qui affichent les buteurs ou encore au centre des transferts, devenu bien plus complet en vous permettant de classer les offres reçues pour votre joueur par montant, entre autres choses. Bref, une refonte qui allie esthétique et pratique, même si elle ne change pas les fondamentaux. D'ailleurs, puisqu'on en est à parler d'esthétique, il nous faut évoquer l'évolution du moteur 3D en match qui a pris un petit coup de jeune. Certes, on reste dans un jeu de gestion et il serait absurde de le comparer à un FIFA, mais le rendu final est plus agréable avec des changements de caméra selon les situations et des stades plus crédibles. Le mode 3D reste donc toujours aussi utile pour observer la façon dont vos joueurs font tourner le ballon afin d'effectuer quelques modifications si nécessaire. Bref, maintenant que nous avons vu les changements visuels et ergonomiques opérés par Football Manager 2012, attaquons-nous aux nouveautés de gameplay.

Depuis maintenant plusieurs années, les gamers se plaignaient régulièrement du peu d'interactivité possible avec la presse et nos joueurs. Visiblement, les échos des gueulantes ont dû arriver jusqu'à Sports Interactive puisque l'on découvre les « réunions de joueurs ». En fait, il vous est possible de réunir votre équipe pour discuter tous ensemble afin de remotiver les troupes. L'intérêt se situe dans le don de la parole à chaque membre de l'équipe qui a quelque chose à dire. Selon l'humeur et le caractère de vos ouailles, les effets divergent et peuvent même être néfastes si vous n'êtes pas doué en communication. Cela est d'autant plus important que vous pouvez maintenant choisir l'intonation employée dans vos propos. En théorie, on pourrait penser que cela multiplie les possibilités, mais on se rend vite compte que ce n'est pas vraiment le cas. D'un autre côté, on a aussi les causeries en match qui ont évolué, avec la possibilité de parler à toute l'équipe ou à chaque secteur de jeu (défense, milieu et attaque) en plus des conversations individuelles. Le gros avantage, c'est que vous voyez tout de suite la réaction des joueurs à des propos tenus collectivement, ce qui vous permet de rectifier le tir en parlant personnellement à ceux qui tirent une tronche de deux mètres. On peut aussi parler à un joueur qui rentre sur le terrain en plein match pour l'encourager. Là encore, on apprécie énormément le principe, même si les choix finissent par se répéter sur la longueur.

Mais malgré ces améliorations qui semblent bienvenues pour tout joueur de FM, on est plus proche de l'extension que de la véritable suite. A près de cinquante euros, on peut tout de même s'attendre à de vraies évolutions causant un sentiment de renouveau chez le joueur. Peu importe le côté addictif de la série, qui n'a pas été navré de la répétitivité des parties et du peu d'impact des événements sur le gameplay ? Certes, Football Manager 2012 reste le meilleur jeu du genre et il y a de fortes chances qu'il soit joué par des centaines de milliers de gamers avides, mais au tarif auquel le titre est proposé et avec une nouvelle itération tous les ans, il faudrait que Sports Interactive ne se repose pas trop sur ses lauriers...