6/10Painkiller - Test

/ Critique - écrit par EvilPNMI, le 28/03/2008
Notre verdict : 6/10 - Massacre à la tondeuse (Ecrivez votre critique)

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"Ok you Primitive Screwheads, listen up! You see this? This... is my boomstick! The 12-gauge double-barreled Remington. S-Mart's top of the line. Shop smart. Shop S-Mart. You got that?"
Ash Williams

Daniel Garner a eu un accident de voiture qui le conduit au purgatoire (d'ailleurs il se demande bien pourquoi parce qu'il n'a rien fait de mal, non mais c'est quoi ce travail ?) alors que sa femme se la coule douce au Paradis. C'est là qu'on lui propose un deal : repousser les hordes de démons de Lucifer pour gagner une carte Pass-radis et rejoindre madame Garner. Intéressé, Daniel se lance dans l'aventure, et vous aussi par la même occasion.

En guise d'entrée en matière, c'est dans un cimetière que Daniel débarque, armé de son seul Painkiller, l'arme éponyme du jeu, qui vous dévoile ses subtilités au premier clic de souris. Un mode tondeuse à gazon façon Brain Dead, un mode projectile très efficace qui permet de faire joujou avec les corps de vos adversaires, et un mélange des deux, la tondeuse volante, mortelle mais lente. Premiers pas, première arme, le fusil à pompe vous apporte les joies du massacre de masse alors que la première vague de zombies sort des tombes du cimetière et se jette sur vous.

Chaque arme dispose ainsi d'un tir primaire et d'un tir secondaire, le lance-pieux sert aussi de lance-grenades ou le lance-roquettes de minigun. Tout est prévu pour que vos adversaires meurent dans des situations aussi douloureuses que possible, grâce au moteur Havok, plutôt jouissif en ce qui concerne les chutes ou les crucifixions à coups de pieux. Comme le plus récent Dark Messiah of Might and Magic, les éléments du décor sont souvent là pour vous aider à éliminer vos ennemis qui affluent par vagues : barils explosifs, poteaux soutenant de lourdes caisses, entassement de caisses de TNT posées négligemment.
Vous disposerez également de cartes de Tarot noir afin de vous apporter diverses aptitudes permanentes ou temporaires (activables une fois par niveau) : temps ralenti, vie ou armure augmentée, rechargement plus rapide des armes etc... Vous débloquez ces cartes en accomplissant les exploits demandés pour chaque niveau (visualisable sur l'écran des scores) : tuer tous les monstres du niveau, n'utiliser qu'un type d'arme, récolter une certaine somme d'argent ou d'âmes. Par ailleurs, récolter 66 âmes transforme Daniel Garner en démon, vous octroyant une période d'invincibilité temporaire, ainsi qu'une attaque surpuissante et une vision thermique vous permettant de repérer les monstres de loin.

Si c'est par paquets de cinquante que les démons et zombies vous attaquent, cela ne les empêche pas d'être extrêmement semblables au sein d'un même niveau, et parfois seules les couleurs de textures changent un peu. Malgré cela, c'est face à des moines belliqueux, des barbares lourdement armés, des ninjas et autres créatures rampantes que vous aiguiserez la lame de votre Painkiller. Concernant les bosses de fin de chapitre, ils vous demanderont de réfléchir un peu sur la méthode à employer pour s'en débarasser, et vous obligeront à regarder vers le haut tellement ils sont gigantesques.
Si le manque de cohésion des décors est justifié dans le scénario (de façon un peu bancale mais après tout on est loin d'un FPS réaliste alors pourquoi pas ?), il vous permettra de vider vos chargeurs dans des décors aussi variés qu'une usine désaffectée, un monastère, une gare, un asile glauque à souhait ou encore un opéra.

Graphiquement, Painkiller est une claque, et même aujourd'hui, il reste agréable au regard. L'ambiance gore et sombre est renforcée par les cris, les gémissements et les raclements d'armes blanches sur le sol. Quant à la partie musicale, vous évoluerez dans une mélodie d'ambiance toute calme lorsque vous êtes seul, avant d'exploser dans sa version métal, lourde et puissante mais assez creuse dès qu'un monstre apparaît.

La force de Painkiller est son aspect glauque, son ambiance lourde et son côté bourrin où le cerveau peut être posé sur le bureau à côté de la souris. C'est également ce qui rend ce jeu lassant à la longue, le rendant divertissant pour quelques niveaux avant de le mettre de côté, jusqu'à ce que le besoin de quelques minutes de défouloir se fasse à nouveau sentir. Son gameplay vieillot et son scénario relativement insipide n'arrangent pas les choses, mais il reste que ce jeu reste une bonne valeur dans le monde des FPS, et offre une excellente thérapie contre le stress d'une longue journée au bureau.