8/10PES 2010 - Test

/ Critique - écrit par Mandark, le 27/10/2009
Notre verdict : 8/10 - Beau jeu (Ecrivez votre critique)

Tags : pes konami joueurs test jeux evolution fifa

Et un nouveau PES, un ! Peut-être bien que FIFA domine cette année encore, mais cet opus a ses qualités et il serait dommage de passer à côté.

Bon, sans mauvais jeu de mots, on ne va pas refaire le match. Oui, FIFA 10 est cette année encore la simu la plus aboutie des deux challengers. Voilà, c'est dit, et qu’on arrête de m’emmerder avec ça.

Sinon je vous avouerai que le foot dans la vraie vie, ben j’aime pas ça. J’ai jamais aimé, j’aimerais jamais et le coq je le préfère largement dans mon assiette.

Mais bizarrement les jeux de foot j’aime bien, et j’ai toujours eu un faible de ce côté-là pour la série de Konami (peut-être parce que le premier jeu de foot qui m’a fait passer de super bons moments avec mes potes était ISS sur PS1, et que les différentes suites sur PS2 m’ont elles aussi valu de bonnes soirées), alors c’est quand même avec un certain plaisir que j’ai glissé PES 2010 dans ma console.

Torres (presque) plus vrai que nature
Torres (presque) plus vrai que nature
Première constatation après quelques matches, on ne peut nier que les développeurs de la série sont vraiment des amoureux du ballon rond. Cet opus fait montre d’un soin maniaque quant à l’habillage : La modélisation des joueurs est époustouflante, les ralentis sont bluffants et permettent d’apprécier une décomposition des mouvements saisissante de réalisme ainsi qu’une physique de balle au top, et sur le plan sonore l’ambiance dans les différents stades est impressionnante. Qu’on se rassure donc sur ce point, le spectacle est largement assuré et on voit une fois encore ce que next gen signifie.

Mais qu’en est-il du soft une fois lancé dans la partie ? Eh bien là le bilan est un peu plus mitigé. Les footeux ont en effet toujours cette démarche un peu mécanique, pas toujours très naturelle dans leurs déplacements et certains défauts présents depuis le début semblent ne toujours pas avoir été améliorés, notamment ce problème de l’inertie du ballon dés qu’il s’agit d’accélérer et d’anticiper les réactions de l’adversaire, ce qui fait qu’on doit encore casser son rythme de course. Une fois à l’approche des cages on constate également que l’I.A du portier non plus n’a pas vraiment changée et reste souvent perfectible (il peut sortir quand c’est vraiment pas le moment, ou réagir avec deux heures de retard), ce qui est d’autant plus dommage qu’une des marques de fabrique de la série, à savoir la précision chirurgicale nécessaire pour en rentrer une dans les filets est elle toujours bien présente ; le déséquilibre entre les deux, même si il ne gâche pas fondamentalement le plaisir d’une belle rencontre, reste un détail que les programmeurs devraient vraiment penser à corriger.    

Toujours plus haut !
Toujours plus haut !
Par contre les réactions défensives sont beaucoup plus dynamiques qu’auparavant et donnent bien plus de relief au jeu, considérant que la licence PES à toujours fait la part belle aux actions offensives dévastatrices, notamment lors des contres. Les occasions de récupérer la balle et de foncer soudain seul vers les cages de l’autre équipe sont donc plus rares. Un bon point.

Bien sûr d’innombrables paramètres peuvent être gérés avant une rencontre, de la formation au moral des joueurs, mais n’étant pas tacticien j’ai choisi de faire confiance aux configurations d’origine et à ce bon vieux 4-4-2 des familles, ce qui s’est révélé payant une fois sur le gazon. On a donc pas besoin de se prendre le chou avant de se lancer dans une partie, seul ou a deux, et ça c’est nice, c’est frais, c’est cool!

De plus on ne note quasiment aucun temps de chargement avant les matches ou après avoir zappé un replay, ce qui est réellement confortable (d’autant plus que je n’ai pas installé le jeu sur le disque dur, fort !) et aucun ralentissement ne pointe le bout de son nez en cours de partie.

La passe, la passe !
La passe, la passe !
Côté commentaire c’est aussi du travail sérieux, les voix de Christophe Dugarry et Grégoire Margotton (de Canal +) collant très souvent précisément à l’action en cours (même si on trouve toujours quelques occasions de sourire, comme lorsqu’un joueur passe « du côté obscur »). Aux modes entrainement et exhibition s’ajoutent un très bon mode ligue des masters où il faut gérer son club sur la saison en cours, avec gestion des joueurs (centre de formation, carrière, salaire), des sponsors et des abonnés du club, et ce de façon très complète (voire très complexe !). Le mode « deviens une légende » est lui très scotchant et on s’amuse vraiment longtemps à faire grimper les échelons de la renommée internationale à un avatar créé de toutes pièces. De plus la configuration de caméra initiale utilisée ici et qui présente le terrain verticalement plonge vraiment le joueur à fond (les ballons) dans l’action.

J'aimerai pas être en rouge...
J'aimerai pas être en rouge...
Le jeu à deux se révèle lui aussi toujours aussi agréable, même chose d’ailleurs en ce qui concerne le online. Franchement dommage par contre que, à la différence de son grand rival, PES ne propose maximum que du 2 contre 2 là où chez FIFA on trouve du 10 contre 10. Espérons que Konami reverra ses ambitions à la hausse dans le domaine pour l’année prochaine.

Bref, PES n’est peut être pas encore au niveau de qualité globale que le titre d’EA semble avoir atteint depuis 3 ans, mais c’est quand même un titre footrement accrocheur et superbement bien emballé.

Fun quoi.