7/10Les Rebelles de la forêt - Test

/ Critique - écrit par Guillaume, le 27/10/2006
Notre verdict : 7/10 - La vie sauvage est-elle monotone ? (Ecrivez votre critique)

L'image de synthèse a ceci de formidable qu'elle est commune au cinéma et au jeu vidéo.
Quand Sony Picture Animation se décide à sortir le film Les Rebelles de la forêt, c'est tout naturellement qu'on découvre qu'Ubisoft édite le jeu vidéo du même nom.
On avait pris l'habitude de se méfier de telles adaptations (Le Roi lion, Aladdin, Toy Story, Matrix), mais cette fois-ci, on est agréablement surpris.

Boog est un ours plutôt civilisé, dormant dans un panier, à l'abri d'un garage. Pas du genre à s'énerver, il est même plutôt peureux... Jusqu'au jour où il rencontre Elliot, un cerf malingre doté d'une seule corne, ligoté à la voiture de Shaw, un chasseur redoutable. N'hésitant qu'un instant, il délivre le cervidé. Une grande histoire commence alors : le retour à la vie sauvage !

En effet, tout au long du jeu, Boog perdra son comportement urbain pour se muer en une bête de plus en plus sauvage, mais toujours débonnaire. L'ours se contentera de faire peur aux chasseurs pour les faire fuir. C'est bien de cela qu'il est question : faire fuir les chasseurs du monde animal afin de protéger toutes les créatures de Mère Nature.

Les deux compères utiliseront tous les stratagèmes pour arriver à leur fin : putois puants, cris sauvages, lapin arbalète. Tout est bon pour contrer les chasseurs !

On déplorera l'utilisation un peu trop facile de ces "armes", et de manière générale la complexité inexistante des tactiques à élaborer.
Il suffit la plupart du temps de courir vers un chasseur en délivrant un cri caverneux, pour lui faire peur. Pourquoi s'embêter alors à ramasser les petits animaux qui pourraient nous prêter main-forte ?

Heureusement, on nous force régulièrement la main, et on ne peut alors se contenter de cette stratégie de la force tranquille. Il est parfois impératif d'utiliser un putois pour faire sortir un chasseur de sa maison, puis de se dissimuler parmi les branchages, pour finalement attraper le porteur de fusil pour le lancer dans une cage.

D'autres missions complètent le tableau : la récolte de bouteilles de gaz (oui, pour faire des attentats !), la descente de la montagne sous forme de boule de neige, ou de la rivière sur un radeau de fortune.
Globalement le gameplay est le même. Pas de quoi s'énerver longtemps à comprendre le fonctionnement des "épreuves".
Idéal pour les enfants, qui est tout de même le public privilégié de ce type de jeu vidéo. Tout est facile, mais pas tant que ça pour les plus jeunes.

Pour tout dire, il suffit d'une après-midi à un utilisateur fréquent de jeux pour venir à bout de la bête. Sans compter une petite dose d'ennui qui survient à cause de la monotonie des missions.

Ce n'est pas facile d'être une bête sauvage, on ne fait que faire, défaire, et refaire.

Pourtant, on prend un plaisir non dissimulé à parcourir les étendues de la forêt, les grands espaces, voire même les couloirs de la mine (coup de coeur pour le voyage en wagon, qui est vraiment sympathique). Le graphisme est si mignon qu'on a du mal à ne pas accrocher à l'univers.
Côté animation, c'est un peu plus limité, et on a davantage le sentiment de tourner en rond.

Finalement, Les Rebelles de la forêt est un jeu qui devrait ravir les petites têtes blondes par sa sympathie et son empathie. Les autres pourront toujours y jeter un petit coup d'oeil. Ce n'est pas comme s'il fallait plusieurs mois pour en venir à bout ;)