5/10PokéPark 2 : Le Monde des Voeux - Test Wii

/ Critique - écrit par Nicolas, le 24/03/2012
Notre verdict : 5/10 - It's a small world (Fiche technique)

Tags : voeux pokemon pokepark monde jeux pikachu parc

Pokémon, c’est une dizaine de jeux, des animés dans tous les sens, des avalanches de produits dérivés, un phénomène commercial et culturel sans égal, et une recette mondiale qui se chiffre avec de nombreux zéros. Si j’avais une machine à remonter le temps, je reviendrais vingt ans en arrière pour inventer le concept ; et je serais actuellement en train de glander aux Seychelles ou en république dominicaine.  PokéPark 2 : Le Monde des Voeux - Test Wii
DR.Au lieu de ça, hé bien je me retrouve à tester l’un des nombreux titres dérivés de la franchise de RPG, généralement conçus pour cibler un public jeune et accros aux petites bestioles de poche. C’est la vie.

En 2010, donc, Poképark faisait sa première apparition sous la forme d’un jeu d’aventure un peu simpliste qui brillait notamment par l’absence de son mode multi-joueurs. Pikachu se promenait ainsi dans le Havre Céleste pour se faire des copains monstres et remporter des mini-jeux, en utilisant la Wiimote un peu à toutes les sauces. Le public ne s’y est pas trompé, malgré la qualité toute relative du titre, celui-ci fut loin de pouvoir égaler les ventes des réguliers diptyques de la franchise (perle / diamant, or / argent, noir / blanc, saucisse de Toulouse / de Francfort, etc.). Mais apparemment, l’expérience fut suffisamment satisfaisante pour se motiver à sortir un nouvel opus, en apportant néanmoins une correction de taille : vos amis peuvent désormais rester dans la même pièce et jouer avec vous !

PokéPark 2 : Le Monde des Voeux - Test Wii
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Bon, cela reste une aventure solo : vous parcourez une sorte de grand parc en plein air pour libérer Tiplouf, retenu contre son gré dans le monde des vœux, en rencontrant plein de Pokémon et en enquêtant sur le pourquoi du comment. Qui attire les pokémons dans le monde des vœux ? Quel est le sombre gredin derrière tout ça ? C'est en se faisant des potes parmi les petits monstres que l'on avancera dans l'histoire, en leur courant après ou en leur faisant mordre la poussière à coups de Tonnerre électrique. Dans le premier cas, rien d'intéressant, la plupart des courses peuvent se boucler en dix secondes chrono en main ; dans le second cas, il faudra apprendre à manier la caméra et comprendre comment se bat l'adversaire pour le tabasser à juste titre - rien d'insurmontable non plus, mais un poil plus délicat à prendre en main. Parfois, il faudra juste ramener un objet au pokémon en question pour qu'il vous kiffe, l'occasion de faire un peu de plate-forme.

PokéPark 2 : Le Monde des Voeux - Test Wii
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Et il y a les "attractions". Le côté party game entre en jeu, puisqu'il s'agira ici de mini-jeux faisant appel aux fonctionnalités de la Wiimote. Ou pas d'ailleurs. Très basiques, ils se débloqueront au fur et à mesure et pourront être joué à plusieurs via un menu dédié. C'est déjà plus convivial, mais la pauvreté technique et ludique des épreuves ne sera pas au goût de tout le monde. Ce n'est de toute façon pas là-dessus que Poképark mise sa durée, mais plutôt sur l'abondance des cut-scenes inutiles et ses nombreux dialogues impossibles à passer - sans parler des temps de chargement où un Pokémon vient vous faire coucou sur une musique à vous assommer un bambin. L'aspect le plus intéressant aurait pu être cette pluralité de personnages qui composent votre équipe, puisque vous aurez accès à quatre pokémons interchangeables quasiment à n'importe quel moment. Chacun a ses propres spécificités et permettront de passer tel ou tel obstacle. Les connaisseurs reconnaitront d'ailleurs le trio à la base des versions noires / blanches du jeu de rôle.

Créé pour les plus jeunes (de plus de sept ans selon la jaquette), PokéPark 2 n'est qu'un autre produit estampillé Pokémon, assez peu intéressant et sans grande inventivité. On apprécie néanmoins d'avoir enfin accès à un mode multi-joueurs, mais la qualité très ronflante de l'aventure solo aura fini d'endormir les moins Ronflex d'entre nous.