10/10Metal Gear Solid 3 : Snake Eater - Test

/ Critique - écrit par Shariban, le 11/03/2005
Notre verdict : 10/10 - Mange du serpent, c'est bon (Ecrivez votre critique)

Tags : snake metal gear solid eater mgs boss

Metal Gear Solid (MGS), le titre à lui tout seul réussi à faire baver des milliers de joueurs de part le monde. Et on les comprend, devenue phare avec l'arrivé du premier épisode sur Playstation, cette saga inventa le tactical espionnage, tout un poème. Mais pour être vraiment précis et replacer les choses dans leur contexte, l'épisode sorti en 1998 sur Playstation n'est pas vraiment le premier de la série. Effectivement, historiquement d'autres titres sortirent bien avant sur MSX et sur NES. Mais Hideo Kojima ne pu à cette époque faire tout ce dont il rêvait, c'est pour cela qu'il ne ressortit un titre que bien plus tard, lorsque les machines lui ont permis de faire ce qu'il avait dans la tête. Vous l'aurez compris, c'est au moment de la 3D que ce monsieur put enfin réaliser ses rêves. Ensuite, avec les consoles next-générations, et particulièrement la PS2, il intégra encore plus de choses et d'idées de gameplay. Ce deuxième épisode fut moins apprécié du fait des nombreuses et longues cut-scènes que contenait le jeu. Mais pas seulement car notre héros favori, Snake, pour ne pas le citer, n'était jouable que durant un très court laps de temps. Mais si ce titre a réussi à s'en sortir avec les honneurs, c'est avant tout grâce à l'histoire torturée que Mr Kojima nous avait pondue. Une mine d'or à lui tout seul, on se demande où il va chercher tout ça. Après avoir fait le tour de l'infiltration moderne, Kojima voulut repartir à ses premiers amours, la jungle (comme dans les premiers MGS sortit dans les années 80). Bref, nous voici en 2005 et c'est avec une certaine impatience que nous attendions ce fameux «Metal Gear Solid 3 : Snake eater ». A tord ou à raison, c'est ce que nous allons voir dans cette critique.

Après cette mise en situation, nous voici donc en pleine jungle. Juste après le conflit de Cuba, c'est-à-dire dans les années 1960, plus précisément en août 1964 ce qui vous l'aurez tous compris ce situe bien avant l'histoire de Metal Gear premier du nom. Vous vous retrouvez parachuté en pleine Russie pour récupérer un scientifique (Sokolov) russe ayant travaillé sur des armes de destructions massives. Si vous ne le récupérez pas à temps, une troisième guerre mondiale pourrait bien éclater, à vous de faire tout ce qui est possible pour que cela n'arrive pas. La CIA vous larguera en pleine Jungle où il faudra véritablement survivre. Et qui dit survivre, dit recherche de nourriture, la santé et tout ce que cela comporte. Voilà en gros ce qui vous attends dans ce nouvel opus. Je ne rentrerais pas plus dans l'histoire pour laisser toute la surprise, qui comme vous vous en doutez est excellente. Allons plutôt du côté des nouveautés.

Camouflage optique activé

Alors comme dit plus haut, on n'évolue plus dans des enceintes fermées mais en extérieur, ce qui apporte de nouvelles méthodes d'infiltrations. Vous pourrez à loisir vous cacher dans des herbes hautes, dans un lac, dans et sur un arbre, bref, si vous avez, un tant soit peu, fait des parties de cache-cache étant jeunes, les idées de planques ne seront pas dures à trouver. Mais pour aller avec tout ça, Mr Kojima nous a rajouté un pourcentage de camouflage, qui doit toujours être proche de 100%. Pour ce faire, des tenues et des maquillages de camouflage vous sont proposées, un pour chaque type de terrains. Ainsi si vous vous habillé en bleu avec un maquillage bleu, blanc, rouge dans des herbes hautes votre pourcentage se verra proche de zéro ou en dessous et les gardes aux alentours vous repéreront très facilement. Donc à vous de faire le nécessaire pour toujours coller à votre environnement. Ensuite, sachez qu'ici vous avez une barre d'endurance. Cette dernière ne doit pas baisser sous peine de mort. Car si votre endurance baisse, vous serrez moins résistant et donc plus exposé aux maladies et blessures graves. Donc pour que cette barre reste au plus haut, il vous faudra vous soigner lorsque vous serez malade ou blesser et vous nourrir. Dans le premier cas, vous devrez ingurgiter des médicaments suivant les maladies (dysenterie, empoisonnement etc..), dans le deuxième, vous devrez vous recoudre, vous poser des atelles ou encore vous ressortir des balles/fléchettes. Dans le dernier cas, vous devrez chasser pour vous nourrir et là niveau animal, vous en aurez toujours sous la main (rats, serpents, caïmans, chauves souris etc...). Tout un programme donc. Mais tout ceci est intégré au jeu magnifiquement, on a jamais l'impression de subir de contraintes lorsque l'on joue. Heureusement, ce n'est pas tout, car ici vous n'êtes pas dans les Sims. Vous devrez vous battre pour arriver à vos fins et de bien belle manière. Car les développeurs nous ont concoctés un tout nouveau style de combats rapprochés. Le CQC (Close Quarters Combat) vous permettra de neutraliser un garde facilement, il suffira juste de passer dans son dos sans bruit et de le neutraliser. Jusqu'ici, vous me direz que ça ne change pas des anciens opus, exact mais là où ça change, c'est ce que l'on peut faire une fois le garde entre vos mains. Vous pouvez soit l'égorger, soit le briser la nuque, le faire parler, le prendre comme bouclier humain ou tout simplement le mettre à terre en l'assommant. Tout ceci dans une fluidité magnifique. Car oui, KCEJ (Konami Computer Entertainment Japan) a réussit à faire plus fluide que MGS 2, du grand art. Les graphismes font honneurs à la PS2, ce n'est pas ce qui se fait de mieux, mais pour la console vieillissante de Sony, c'est du bon boulot. Des décors riches et variés, ajoutez à cela des personnages bien modélisés et vous obtenez un monde crédible. Il n'en faut pas plus pour s'immerger complètement dans cette jungle. Ajoutez également des bruitages réalistes, des doublages synchronisés et des musiques excellentes, Harry Gregson-Williams oblige (compositeur attitré des MGS depuis l'opus précédent), que pouvions nous espérer de mieux ? Et bien pas mal de chose en fait.

Camouflage optique pété

Oui, malheureusement, le fait de changer d'univers (ville>jungle) impose quelques remaniements. Par exemple la camera, cette dernière n'est pas pratique pour un rond. On se retrouve à avancer lentement, trop lentement car on ne fait que passer de la vue subjective à la vue à la troisième personne, embêtant. Le radar aurait pu corriger ce défaut mais à cette époque les radars portables n'existaient pas encore, donc raté sur ce point. Ce doit être le GROS point noir du jeu. Avec les cut-scènes super longues (encore une fois). Mais heureusement, cela ne se passe pas tout le long du jeu, je dirais qu'il met 2h00 à ce lancer et ensuite c'est du tout bon. Après on pourrait reprocher au titre d'être finalement très linéaire, mais l'univers magique de MGS nous fait vite oublier ce petit défaut.

On s'en fout, de toute façon on n'en a pas besoin

Voilà, un bon coup de fouet à cette série avec ce changement de gameplay. Un univers si dense et intéressant qu'il serait dommage de passer à côté. Et puis, vous ne serrez pas prêt de revoir Snake de si tôt. M. Kojima a encore une fois réussi son pari de nous surprendre, et c'est pour notre plus grand plaisir, Metal Gear plus qu'un jeu, un art de vivre.