Donkey Kong Bananza - Test Nintendo Switch 2
La banane au poing.
Dans Donkey Kong Bananza, on explore beaucoup, on cogne encore plus, et l’on peut perdre un temps fou à chercher ce qui se cache sous la terre. Un plaisir régressif assez communicatif, même si je n’ai pas eu envie de tout déterrer.
Donkey Kong a trouvé de quoi occuper ses poings. Nintendo l’embarque avec Pauline dans une descente vers le cœur de la planète, et lui laisse démolir une bonne partie de ce qui se trouve sur son passage. Une façon assez expéditive de mener une exploration souterraine. J’attendais une aventure assez proche de Super Mario Odyssey, et la parenté est bien là : des endroits à explorer, des récompenses à chercher, des capacités qui permettent de passer là où l’on ne pouvait pas aller auparavant. La ressemblance est plutôt sympathique. Et dès qu’on commence à dégommer des tonnes de terre, on comprend que l’on va y prendre un certain plaisir. Ça fait du bien.
En effet, le décor se casse pour nous laisser avancer, mais aussi pour révéler ce qu’il contient. On creuse vers le bas, on s’enfonce dans une paroi, on fouille un coin qui semble avoir été fait pour cacher quelque chose, parfois sur un indice, parfois au petit bonheur la chance. Les commandes donnent assez vite de quoi s’occuper : Y frappe devant soi, X vers le haut, B vers le bas, et A permet de sauter (histoire de changer un peu des baffes). Avec ZR, on arrache un morceau de terrain, puis on le lance en appuyant de nouveau sur la même gâchette. Ce dernier geste m’a semblé moins intuitif, en particulier pour viser correctement. Pour le reste, c’est très agréable à manipuler, même lorsqu’on a trop creusé et qu’il faut se débrouiller avec ce qu’on a laissé autour de soi, ce qui ne m’a jamais paru irrémédiable. La caméra, elle, est parfois à la rue quand on creuse. On aimerait qu’elle fasse un petit effort. Les effets de destruction sont vraiment plaisants, avec même un peu de vertige à certains endroits. Sur télévision avec la Switch 2, ça tourne impeccablement.
Les transformations, appelées Bananza, donnent d’autres moyens de progresser. La Bananza Kong permet de cogner plus fort, la Bananza zèbre de courir notamment sur l’eau, et la Bananza autruche de prendre les airs (oui, une autruche volante). Elles consomment de la bananergie, que l’on recharge en ramassant de l’or ; des améliorations et certaines tenues de Pauline permettent d’en prolonger la durée. J’aurais parfois aimé en profiter encore plus longtemps. Je les trouve toutes funs. On utilise assez naturellement celle qui semble convenir à la situation qui nous attend. Le terrain et les matières rencontrées nous poussent à adapter notre façon de faire, et cela se passe plutôt bien.
Il faut aussi ramasser les fameuses bananes, en réalité des cristaux de banandium, pour obtenir des points de compétence et améliorer les capacités de DK. Ces améliorations ne m’ont pas particulièrement passionné : l’environnement évolue lui aussi avec notre puissance, si bien que je n’ai pas tellement eu l’impression de devenir plus balèze. Les bananes restent néanmoins une bonne raison de fouiller. Les fossiles, qui servent à obtenir des tenues, m’ont moins intéressé, même si la plupart se trouvent assez facilement et que l’on se laisse donc tenter. Pour les plus difficiles à localiser, l’enthousiasme est déjà moins évident. J’avais commencé en voulant tout creuser et tout débloquer, jusqu’à me rendre compte que cela allait être beaucoup trop long. Alors j’ai foncé, en essayant d’aller à l’essentiel. Le plaisir de casser était toujours là, mais la boucle de gameplay commençait à se répéter un peu trop à mon goût. Difficile, dans ces conditions, de donner une durée qui ait beaucoup de sens : celui qui fouille partout et celui qui descend à vitesse grand V ne consacreront pas du tout le même temps au jeu.
Heureusement, les strates apportent encore de nouvelles idées, et l’aventure conserve de quoi donner envie de poursuivre. Certains boss m’ont donné pas mal de fil à retordre, sans que l’ensemble me paraisse trop difficile. Les parcours défis changent un peu les occupations, mais je ne leur ai pas trouvé un intérêt particulier. Je pouvais assez facilement m’en passer. Pauline est restée assez secondaire à mes yeux.
Finalement, Donkey Kong Bananza est une aventure bien sympathique pour qui aime fouiller et tout casser. J’y ai pris du plaisir, puis j’ai fini par laisser des choses à trouver pour avancer plus vite. Après le générique, je n’ai pas particulièrement eu envie d’y retourner. Il faut dire que je m’attarde rarement sur ce qu’un jeu propose une fois l’histoire terminée.
Quant à la musique, je l’ai déjà oubliée.





